Psychologue à Clermont-Ferrand : quand les jeux posent problème

Je suis psychologue à Clermont-Ferrand. Si vous le souhaitez nous pouvons faire le point sur votre votre manière de jouer. Les problèmes de jeux peuvent avoir des conséquences fâcheuses au quotidien. Il est possible de retrouver un contrôle sur votre quotidien.

Résumé : On parle de problèmes de jeux quand une personne joue d’une manière qui va lui poser des problèmes dans le quotidien ou la faire, souffrir, lorsque cette manière de jouer va se répéter et persister.  Par exemple la personne peut avoir besoin de jouer de plus en plus d’argent, se sentir agitée ou irritable si elle ne peut pas jouer, tenter d’arrêter ou de réduire, contrôler sans y parvenir. Quand elle ne joue pas la personne peut penser souvent au jeu, se souvenir de ses gains, ou réfléchir longuement à la manière dont elle jouera la prochaine fois.

Très souvent la personne en difficulté souffre et ressent de la culpabilité, de l’impuissance, cela peut aller jusqu’à une intense anxiété et un mal être sérieux par exemple une dépression. La personne peut avoir perdu de l’argent et continuer de jouer dans l’espoir de réduire ses pertes. Comme l’entourage désapprouve le jeu elle commence à mentir pour camoufler les moments ou les montants d’argents qu’elle joue. Parfois cela a des conséquences sur les relations, la personne perd des personnes qui comptait pour elle, a des problèmes majeurs à son travail, ou échoue dans ses études. Les personnes qui ont des problèmes de jeux demandent souvent de l’aide aux autres pour se sortir des problèmes financiers qu’elles rencontrent. Pour qu’on parle d’un problème de jeu il faut que la personne ne présente pas une autre maladie qui expliquerait qu’elle ne joue pas de manière adaptée.

Il y a différents types de jeux, comme les jeux de hasard sans adresse (bingo), les jeux de hasard avec quasi adresse (paris sportif), et les jeux de hasard avec adresse (poker).  Les jeux se distinguent en matière d’adresse, de gains, d’indépendance des tours, de hasard, d’avantage théorique de la maison. Il y a des similarités entre les jeux vidéo et les jeux de hasard et d’argent : avoir l’impression de contrôler la chance, aimer rester très longtemps à jouer, avoir le sentiment que mieux on sait jouer aux jeux vidéo mieux on va jouer aux jeux d’argent, rencontrer dans les deux types de jeux des problèmes d’impulsivité (sentiment de perdre le contrôle).

Une personne présente des risques d’avoir des problèmes de jeux quand elle a d’autres problèmes psychologiques (dépression, anxiété, impulsivité, troubles de l’attention, addictions, mauvaises estime de soi, besoin de sensations fortes, difficultés à gérer ses émotions). Quand la personne a rencontré dans son histoire des situations où elle a été abusée, négligée, ou quand elle n’a pas pu construire des liens solides d’attachement à des personnes de confiance. Par ailleurs le fait d’avoir grandi en présence de personnes qui parlent positivement de certaines manières de jouer problématiques augmente le risque, ainsi que le fait d’être entouré de personnes qui jouent ou d’habiter près d’endroits où il est facile de jouer, ou d’avoir accès facilement à des jeux (n’importe quand dans la journée ou la nuit). Par contre si on a du soutien social, qu’on a appris à bien gérer ses émotions, qu’on sait s’affirmer facilement, qu’on a appris de bonnes méthodes pour gérer ses problèmes, on peut être plus protégé des problèmes de jeux. Dans les familles qui ont peu de ressources et où il y a des problèmes d’éducation, où les parents souffrent d’addictions et ont eux même l’habitude de jouer les jeunes peuvent chercher de la reconnaissance par le jeu.
D’autres facteurs augmentent le risque d’avoir des problèmes de jeux : si le jeu est facilement accessible, anonymement, si jouer est très confortable, si le jeu s’inscrit dans un monde virtuel, s’il y a beaucoup de publicités pour les jeux et des cadeaux à la clé, si on présente le jeu comme une compétition. Plus la durée est courte entre le jeu et le gain (comme les machines à sous) plus cela devient compliquer de jouer de manière adaptée, plus la récompense est forte plus cela va mettre des personnes en difficulté, mais gagner très rapidement des petites sommes pose aussi problème.

Les personnes qui ont des problèmes de jeux n’ont pas toutes les mêmes problèmes, certaines personnes ont plutôt des problèmes dans leur manière de réfléchir à propos du jeu, et dans leur manière de prendre des décisions, d’autres ont plutôt des problèmes émotionnels (anxiété, dépression ou autres problèmes d’humeur très fréquents), d’autres personnes ont du mal à contrôler leur impulsivité ou bien ont tendance à avoir des comportements qui posent des problèmes sociaux. Les personnes qui ont des problèmes de jeux ont souvent commis des tentatives de suicide dans leur vie et ont souvent d’autres addictions (alcool, tabac).

Les adolescents commencent à jouer souvent autour de 11 ans. Beaucoup d’adolescents qui avaient des problèmes de jeux voient leur problème s’améliorer à l’âge adulte spontanément. Les adolescents ont parfois du mal à être très sincères concernant leurs problèmes de jeux car ils veulent se montrer sous leur meilleur jour. Il est possible de conduire des activités de prévention avec les adolescents pour leur expliquer des techniques de contrôle, et les aider à prendre des décisions. Les informer, et contrôler leurs accès aux jeux d’argent et aux jeux vidéos peut parfois aider.

Lorsqu’on consulte un psychologue pour parler de ses problèmes de jeux, le psychologue peut vous proposer des questionnaires pour mieux comprendre votre problème, le questionnaire peut aborder différents thèmes comme « se refaire », « jouer plus que prévu », « comment l’entourage critique votre façon de jouer », « le mal être concernant les sommes misées », « ne pas se sentir capable de s’arrêter », « devoir faire des prêts auprès de l’entourage » etc.

Vous trouverez ci-dessous un exemple de plan pour les séances. Les étapes peuvent être différentes. L’ordre des étapes peut être différent. Chaque personne étant différente les étapes ne sont pas identiques. Il s’agit uniquement d’un exemple. Veuillez me consulter afin que nous décidions ensemble comment il est possible de travailler sur votre problème.

Comprendre où vous en êtes dans votre manière de réfléchir à votre problème : « ce que le jeu m’apporte positivement dans ma vie », « ce que le jeu me pose comme problèmes dans la vie » me permet de comprendre comment vous voyez les choses (ne pas voir où il y a un problème, avoir conscience du problème, avoir décidé de changer, commencer à agir, continuer d’agir pour stabiliser la situation, avoir le sentiment d’avoir rechuté).

Avec tous les détails importants (notamment les émotions, combien d’argent dépensé, ce que vous avez pensé avant de jouer, en jouant et après, l’envie de jouer à évaluer sur 10).

Liste des dettes, comment rembourser ses dettes, à quel rythme etc., liste des décisions prises pour résoudre son problème de jeu (annoncer le problème à ses proches, se fixer des limites etc.).

A définir ensemble, cela peut être par exemple confier ses cartes de crédit à quelqu’un, se faire interdire l’entrée du casino etc.

Comprendre l’envie irrépressible de jouer et gérer ce « craving » en développant des stratégies alternatives (exercice physique, activités absorbantes etc. à définir ensemble).

Apprendre en se mettant en situation, c’est « s’exposer » (ex. entrer dans un bar sans jouer). L’apprentissage progressif peut nécessiter d’abord d’imaginer les situations avant de s’y confronter réellement.

Une mauvaise estime de soi, une dépression, un trouble de l’attention avec hyperactivité peuvent entretenir le problème de jeux.

D’abord être informé sur la différence entre jouer de manière adaptée et de manière problématique, puis prendre conscience de sa manière de penser quand on joue, apprendre à identifier les problèmes de raisonnement et à penser autrement. Trois principaux problèmes sont à aborder : le fait de refuser de perdre quand on joue, croire très fortement que l’on va gagner, avoir besoin d’être admiré, reconnu.

Les problèmes de la vie quotidienne non résolus entrainent un mal être et il est nécessaire de trouver des solutions concrètes à ces problèmes pour se sentir mieux et ne pas jouer quand il y a un problème.

Certaines émotions peuvent déclencher l’envie irrépressible de jouer et il faut donc apprendre des techniques pour les gérer.

Apprendre à se relaxer, avoir une liste d’activités alternatives au jeu, contrôler la solitude, avoir une liste de conséquences négatives sur soi, gérer ses autres addictions, contrôler la pression exercée par des tierces personnes, apprendre à gérer les conflits avec les autres.

Courte vidéo d’information

Rencontrez vous d’autres difficultés ?

Peut-être rencontrez-vous d’autres problèmes comme de l’anxiété excessive qui accompagne parfois des problèmes de jeux. Je vous propose de consulter dans ce cas la page relative à l’anxiété excessive. Si vous souhaitez avoir plus d’informations concernant les consultations vous pouvez lire la page décrivant le cadre des entretiens.

Psychologue à Clermont-Ferrand

Je suis psychologue à Clermont-Ferrand (63100) et aussi psychothérapeute. N’hésitez pas à me contacter si vous souhaitez prendre rendez-vous. Si vous habitez à Chappes, Mirefleurs, Châtel-Guyon (et autres villes proches etc.) je peux vous recevoir à mon cabinet situé 29 rue des Chandiots à Clermont-Ferrand (département du Puy-de-Dôme).
Je peux vous proposer une consultation en matinée, dans l’après-midi ou en début de soirée. Consultez mon agenda sur Doctolib. Vous pouvez aussi lire la page concernant les conseils pratiques quand on consulte un psychologue.